Excite

Adoption d’un plan de relance de 87 milliards d'euros au Japon

Ce plan se traduira par des aides financières aux PME, des mesures d'incitation à l'investissement et des contrats publics portant notamment sur la rénovation des infrastructures routières et scolaires du pays.

Le gouvernement de Shinzo Abe, qui a ramené le Parti libéral démocrate (PLD) au pouvoir lors des législatives du mois dernier, en attend la création de 600 000 emplois et une augmentation du Produit intérieur brut de l'ordre de deux points.

D'une ampleur sans précédent depuis le début de la crise financière de 2007/2008, il sera inscrit au collectif budgétaire sur l'année fiscale 2012/2013, que le conseil des ministres doit bientôt adopter.

Parallèlement, le chef du gouvernement fait pression sur la Banque centrale du Japon pour qu'elle accentue sa politique d'assouplissement monétaire et se fixe un objectif d'inflation annuelle de 2 %, deux fois plus élevé que son objectif actuel. « Un assouplissement monétaire audacieux est essentiel pour en finir avec la déflation et le yen fort », a-t-il ajouté lors d'une conférence de presse.

Toujours selon lui, la Banque du Japon, doit « se sentir responsable » des fondamentaux de l'économie. « Je veux que la BoJ garde en tête de sa réflexion l'optimisation du marché de l'emploi », a insisté le premier ministre, à quelques jours de la prochaine réunion de politique monétaire de la banque centrale, les 21 et 22 janvier.

La stratégie n'est pas sans risque alors que le Japon vit déjà sur une dette colossale de l'ordre de 220 % de son PIB et que les intérêts exigés par les marchés obligataires pour acheter des bons du Trésor sont en hausse. Le gouvernement devrait écouler pour quelque 5 000 milliards de yens (42 milliards d'euros) d'emprunts supplémentaires par rapport au programme d'émissions prévu.

France - Excite Network Copyright ©1995 - 2017