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Baisse de la note en Italie

La baisse de note en Italie prend d'après l'agence de notation Moody's tout son sens du fait du risque de contagion en zone euro dû à la Grèce et à l'Espagne. La détérioration des perspectives économiques à court terme. L'Italie passe ainsi de A3 à Baa2, se voyant ainsi dégrader de deux crans à quelques heures de l'émission de titres de dette. Cette décision a rencontré une vive critique de la part des responsables économiques et politiques italiens. Le ministre de l'Économie, Corrado Passera notamment la juge trompeuse et sans justification.

Les fédérations bancaires qualifient cette décision d'irresponsable. La commission européenne s'interroge sur le moment qui a été choisi et a salué les efforts pour réformer ce pays. L'agence revient sur le fait que la situation grecque et espagnole risque d'entrainer une hausse des coûts de financement italien. Quant aux banques et au patronat, ils jugent cette décision comme étant complètement irresponsable. L'agence pense qu'avec une dette de 120% de son PIB, l'Italie présente un réel danger de voir une hausse de ses coûts de financement. En effet, la confiance des marchés s'est effritée.

La situation risque de se détériorer à court terme affirme Moody's en se basant sur des indicateurs en baisse et le pays aurait alors du mal à se redresser. De plus, le taux de chômage est supérieur à 10% et la récession de l'économie va sans doute s'amplifier, d'après le gouverneur de la banque centrale. Autant de signaux qui ont motivé cette décision. Cédric Thellier, économiste de Natixis responsable de l'Italie, affirme cependant que le moment était mal choisi. Il estime que l'agence Moody's ne joue plus son rôle et envenime la situation d'autant plus que le pays est en pleine réforme.

Il pense que le fait que l'Italie doive subir les conséquences de la crise en Espagne ou en Grèce n'est pas normal et contradictoire avec les arguments de la même agence en faveur d'une solidarité européenne. Moodys quant à elle estime que l'accès au Fonds de stabilité financière est une mauvaise nouvelle, car les fonds ne suffiraient pas à sauver l'Italie. Cédric Thellier maintient lui que les fonds ne devront pas forcément financer l'ensemble de la dette. Le rachat d'une partie de la dette serait suffisant pour rassurer les marchés.

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