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Banque de France : croissance nulle au 1er trimestre 2012 ?

A l'heure ou les perspectives économiques s'assombrissent toujours plus chaque jour, selon la Banque de France , la croissance serait nulle au 1er trimestre 2012. L'OCDE a pourtant annoncé un taux de croissance légèrement positif sur l'ensemble de l'année. Il est évident que ces analyses sont observées de très près par l'ensemble de la classe politique.

Croissance nulle ... et alors !

La croissance influe directement sur l'endettement de notre pays. Lorsque le produit intérieur brut progresse, cela signifie de meilleures entrées fiscales et, par conséquent, une faculté accrue de la France à faire face au poids de sa dette. Celle ci est aujourd'hui le premier poste budgétaire après l'éducation nationale. Or, le remboursement de la dette, c'est des dépenses inutiles pour le pays.

Pour la Banque de France, cette croissance nulle est la conséquence de capacités de production qui ne progressent plus et de stocks qui s'accroissent. La faute en incombe à une demande en retrait... les théories keynésiennes reviennent à grands pas ! Faut il pour autant relancer la demande par une politique sociale ambitieuse ? Les économistes ont du mal à s'accorder sur ce point. A l'heure de la mondialisation, le risque existe, au travers d'une amélioration du pouvoir d'achat, d'assister à une augmentation des importations synonyme d'une dégradation de notre balance commerciale.

Seuls les secteurs des services et des transports tirent leur épingle du jeu. On observe, dans ces domaines, des perspectives encourageantes avec de très probables embauches dans les mois à venir. La marche vers le retour à la croissance est encore longue. D'ici la, il est possible que la France doive, comme d'autres pays, adopter une politique de rigueur.

Vers une nouvelle année difficile ?

Si la Banque de France prévoit une croissance nulle sur le 1er trimestre, il est difficile de savoir quelle politique évitera à notre pays de s'enfoncer toujours plus dans la crise. Ni les libéraux ni les keynésiens n'ont réellement trouvé la solution. La vérité se trouve peut être entre les deux. Sortir de la crise nécessite une coordination des politiques économiques au niveau européen.

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