Excite

Blablacar se lance à la conquête de l’Amérique

  • Getty Images

«L’économie à la demande compte une nouvelle société à 1 milliard», annonçait le New York Times au lendemain de la levée de fonds record réalisée par Blablacar : 200 millions de dollars (177 millions d’euros), «apportés principalement par des investisseurs américains», qui portent la valeur de la start-up française à 1,6 milliard de dollars (1,4 milliard d’euros). Quand une start-up non cotée franchit la barre du milliard de dollars, elle entre dans le club très fermé des licornes.

Cette levée de fonds survient alors que «la société, basée à Paris, se développe au-delà des frontières européennes pour pénétrer les marchés émergents de pays comme la Turquie, l’Inde ou la Russie. Avec près de 20 millions d’utilisateurs sur trois continents», Blablacar espère marcher sur les traces de brillants aînés comme Uber ou Airbnb.

L’entrée de Blablacar dans le monde des licornes arrive à un moment de forte mutation dans le domaine de l’économie à la demande puisque deux des plus importants rivaux d’Uber, l’américain Lyft et le chinois Didi Kuaidi, ont scellé un partenariat.

Un tourbillon dont Blablacar ne veut évidemment pas être exclu : avec cette levée de fonds, l’Amérique du Nord s’ouvre à la petite start-up française: «Des régions comme le nord-est des Etats-Unis, où les habitants voyagent régulièrement d’une ville à une autre, représentent une vraie opportunité pour Blablacar, avec son offre de voyages longue distance moins chers qu’en train via Amtrak ou via les compagnies aériennes», précise le New York Times.

«Avec les moyens dont nous disposons, ça a du sens de tenter notre chance en Amérique du Nord. Il est vrai que ce n’est pas le marché le plus facile à pénétrer, mais personne ne propose ce que nous faisons aux Etats-Unis», a expliqué Nicolas Brusson, un des fondateurs de la start-up française.

France - Excite Network Copyright ©1995 - 2017