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Crise au pays des Bisounours : Jelmini dépose le bilan

  • Mike Lawrie / Getty Images Entertainment

Le 20 décembre dernier, le groupe français Jemini, spécialiste des jouets sous licence pour enfants, a déposé le bilan, laissant les 60 salariés du site du Pays de la Loire dans la plus grande incertitude. En pleine période des fêtes de Noël, le site qui concevait les peluches "Hello Kitty", "Marsupilami", "Maya l'abeille" et tant d'autres personnages dont raffolent les petits français, s'incline devant le géant chinois.

La société française qui s'était installée à Ecommoy dans la Sarthe il y a vingt-six ans était en difficultés depuis plusieurs mois. Patrick Abessira son PDG, avait démissionné au mois d'octobre et le groupe avait annoncé un fort ralentissement de son activité du premier semestre 2012. Concrètement, son chiffre d'affaires avait baissé de 34% par rapport à 2012. En conséquence, sa cotation en Bourse avait été suspendue, un an après son entrée. En cessation de paiement, le groupe a décidé de déposer le bilan devant le tribunal de commerce de Paris.

Ecommov était l'unique site français de Jemini dédié à la conception des modèles et au marketing. Le reste de l'activité est délocalisée dans les usines chinoises. On y dessine les peluches à l'effigie des héros de BD, de dessins animés dont les enfants sont fans et on y signe les licences permettant d'exploiter les personnages crées notamment par Disney et Sanrio, la fameuse marque d'Hello Kitty.

Le groupe explique cette faillite par "un contexte économique de plus en plus difficile sur les marchés , en France et en Europe." La crise n'épargne visiblement pas le secteur des produits pour enfants. Le groupe a révélé que le segment des peluches s'est replié de 24% au premier semestre 2012 et celui des figurines de 27%.

Selon la radio France Bleu Maine, des concurrents sont déjà intéressés pour reprendre les licences détenues par Jemini. Les peluches d'Hello Kitty, des Schtroumpfs, de Bob l'éponge ou encore de Dora l'exploratrice ne disparaîtront donc pas pour autant des magasins de jouets. Les salariés du site seront quant à eux fixés sur leur sort lors d'une audience au tribunal de commerce de Paris le 8 janvier.

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