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Le délit d'initié : de l'argent facile, mais dangereux

Certaines personnes bien placées disposent d'informations importantes sur l'avenir d'entreprises cotées en bourse, qui auront un impact sur la valeur de ses titres, en positif comme en négatif. Elles n'ont pas le droit de diffuser ces informations ni de les utiliser pour faire une plus-value ou limiter leurs pertes, ce qui constitue un délit d'initié passible de peine de prison et d'amende.

Délit d'initié : terriblement tentant

Un grand nombre d'affaires récentes et plus anciennes démontre à quel point il peut être tentant pour de profiter d'informations confidentielles pour faire de l'argent… ou éviter d'en perdre.

Le principe du délit d'initié est simple : en raison de son activité professionnelle ou d'une amitié, une personne a accès à une information confidentielle concernant l'avenir d'une société cotée en bourse, et cette information va certainement faire baisser ou monter la valeur des titres de cette société.

Disposant de cette information avant tout le monde, cette personne achète ou vend les actions de la société et fait une énorme plus-value ou évite une perte importante, lorsque l'information devient publique.

Des affaires récentes

À la bourse de Tunis, en juin 2013, les actions de la société Hexabyte sont en hausse spectaculaire, sans raison apparente, et le Conseil du Marché Financier (CMF) demande des comptes à son directeur, Naceur Hidoussi, qui ne fournit toujours aucune explication.

En avril 2013, un ancien auditeur du cabinet d'audit KPMG est accusé d'avoir transmis à un partenaire de golf des informations confidentielles sur cinq de ses clients, en échange de 50.000 $, d'une Rolex et de divers autres cadeaux.

Les exemples ne manquent pas, sur tous les marchés boursiers du monde, de délits d'initiés, plus ou moins graves, souvent impunis par manque d'une politique volontaire.

Durcissement de la politique américaine

La SEC (Security and Exchange Commission), équivalent de notre AMF (Autorité des Marchés Financiers), s'est dotée d'une nouvelle dirigeante, Mary Jo White, qui a décidé de durcir le ton et d'obliger les entreprises et les personnes responsables d'un délit d'initié à faire un mea culpa public, mais cela suffira-t-il à moraliser les marchés financiers ? Pas si sûr.

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