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L'économie allemande ralentit également

Si en Novembre 2011, le parlementaire Volker Kauder, ultra-conservateur affirmait : "Maintenant, l'Europe parle allemand", parce que seule l’Allemagne était forte financièrement, ce n’est plus tout à fait le cas maintenant. Six mois plus tard, l’économie allemande ralentit, avec un trimestre de croissance plutôt négatif. Si l’Allemagne se targuait d’avoir un taux de chômage très bas, le mois d’avril comptait 19 000 nouveaux demandeurs d’emploi. Le taux de chômage reste enviable puisqu’il ne touche que 6,8% de la population active, mais ces nouveaux inscrits envoient un mauvais signal.

Les signes avant-coureurs d’une baisse de croissance allemande sont bien là avec des exportations qui stagnent, un niveau d’activité industriel faible et des consommateurs peu enclins à consommer. Le modèle économique allemand se focalise sur le commerce extérieur et on en voit ici les limites. Est-ce cependant une simple crise ou une dégradation beaucoup plus grave ? Si le PIB, le produit intérieur brut, reste négatif, l’Allemagne sera alors elle aussi en récession. Cette annonce est un choc pour cette première économie européenne, servant de modèle pour tous. Cela pourrait bien entendu s’aggraver davantage encore si la situation économique des Dix-Sept autres s’empirait. Selon certaines études, l’Allemagne va perdre encore 1,2 point de croissance en 2012, du fait des restrictions budgétaires établies dans toute l’Europe.

Tout reste cependant possible et la chancelière allemande Angela Merkel prépare d’ores et déjà un "agenda de croissance pour lesommet européen de juin". L’Allemagne peut toujours rebondir avec les Etats-Unis ou la croissance de la Chine, pour doper ses exportations. Mais les patronats et syndicats commencent à se livrer une rude bataille pour ne pas toucher aux salaires des salariés, voire même de les augmenter de plus de 6 % dans certains secteurs.

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