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Fin du secret bancaire en Suisse, ce qui va changer

L'histoire économique retiendra la date du 6 mai 2014, jour au cours duquel la Suisse ainsi que Singapour ont décidé de se rallier au mode d'échange automatique de renseignements bancaires d'État à État. Concrètement, fin du secret bancaire en Suisse, ce qui va changer, c'est un contrôle fiscal facilité, mesure qu'avait prôné les grandes puissances leur de la réunion du G20.

Fin du secret bancaire en Suisse, ce qui va changer : le but de cette demande sera-t-il atteint pour autant et qu'en pense la Suisse et en particulier le milieu bancaire. L'annonce a été faite à Paris à la sortie d'une réunion de l'organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).

Cet organisme travaille et réfléchit sur des décisions internationales. Après des discussions diplomatiques intenses, la Suisse s'est engagée à faire de l'échange automatique de données bancaires aux côtés de plus de quarante pays, dont la Chine et la Russie, membres du G20 mais pas de l'OCDE.

Cette annonce est importante, car il ne faut pas oublier que la Suisse a bâti son économie sur la finance et son secret bancaire inviolable. Durant longtemps, le pays refusait de toucher à cette caractéristique, cette reddition est considérée comme une grosse avancée dans l'évolution de la fraude fiscale internationale et l'évasion.

Les États ne veulent plus désormais d'argent non déclaré. Le mode d'échange automatique est considéré comme une arme véritable pour lutter contre la fraude fiscale. C'est ainsi l'un des cinq plus gros centres financiers du monde qui décide d'avancer dans ce sens. Un message politique très fort qui est entendu et approuvé aujourd'hui.

La mise en oeuvre de cette mesure demandera encore quelque temps et certainement quelques ajustements. C'est à l'automne que de vrais accords devraient être signés. En tout cas, le monde de la finance suisse accueille cette nouvelle sans affolement et sans penser que cette mesure pourra changer ses rapports avec les États.

Les pays qui coopérent

Fin du secret bancaire en Suisse, ce qui va changer, la Suisse n'est pas la seule sur le plan international à adhérer. En effet, elle rejoint ainsi 40 pays qui sont déjà engagés dans cette démarche, dont tous les grands centres financiers mondiaux susceptibles d'enrôler dans le mouvement leurs satellites offshore. Guernesey et Jersey ont dit qu'ils se plieraient aussi à cette mesure comme les autres. L'Arabie Saoudite, la Malaisie ou l'Autriche avaient déjà rejoint le mouvement. Si ces pays ont plié, cela est dû en partie à la pression mise par les États unis désireux de récupérer les recettes fiscales lors de la pénurie budgétaire. L'affaire Cahuzac en France a certainement également conforté la décision de mettre fin à ce type de procédé.

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