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G20 : le FMI, grand gagnant du sommet

Au cours du G20, le FMI, le Fonds monétaire international, apparait comme privilégié en obtenant 450milliards de dollars, équivalent à 360 milliards d'euros environ. Ces ressources supplémentaires lui ayant été attribuées doivent selon Christine Lagarde permettre au FMI de lutter contre les conséquences de la crise de la zone euro sur le tissu économique mondial.

Le montant qui a été accordé lors du G20 au FMI est largement plus élevé que celui qui avait été évoqué lors de l'engagement pris par les États membres du FMI, en avril dernier. Le FMI double presque sa capacité de prêts, d'après madame Lagarde. 23 pays membres de la zone euro et une quarantaine de pays au total vont devoir contribuer à cet effort consenti. Renforcer les moyens du Fonds monétaire international a donc été un des moments forts de ce sommet, qui réunissait à Los Cabos, station balnéaire du Mexique, les principaux dirigeants des plus grands pays du monde. Sous couvert de renforcer la croissance économique, ce geste trouvait toute sa signification.

Les pays émergents formant le groupe du Brics comprenant le Brésil, la Russie, l'Inde, la Chine et l'Afrique du Sud, se sont notamment engagés à participer à cet effort. Cependant cette participation se fait avec des conditions relatives à leur utilisation. Leurs contributions dépendront donc du droit de regard qu'ils pourront avoir sur le FMI, ils veulent donc augmenter l'influence qu'ils pourraient avoir dans le système financier mondial. Ils auraient entre autres, discuté d'éventuels accords d'échanges entre les différentes monnaies nationales.

Il faut surtout relever que l'essentiel de cette somme est apporté par la zone euro et notamment par l'Espagne et Chypre, pays en grande difficulté actuellement. C'est d'ailleurs Chypre qui avait la première annoncée en décembre dernier qu'elle s'engageait à donner 150 milliards d'euros. Aussi surprenant que ça puisse paraitre, compte tenu des conditions dans lesquelles se retrouvent ces pays, c'est bien une réalité. Les États-Unis par contre, se sont abstenus, c'est pourtant le premier actionnaire du FMI.

Un G20 quelque peu contrasté

En dehors de la promesse des États membres du G20 pour le FMI, on peut retenir de ce sommet, les déclarations communes sur la politique de croissance. François Hollande s'est retrouvé un peu seul, les pays de la zone euro dans leur ensemble ont été montrés du doigt par les autres membres. Le président de la commission européenne a d'ailleurs réagi assez vivement en disant qu'ils n'étaient pas là pour recevoir des leçons, tout en remarquant que tous ne sont pas des démocraties.

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