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Jérôme Kerviel fait appel de sa condamnation

Dès le début de son procès en appel, Jérôme Kerviel, l'ex-trader de la Société Générale, nie sa responsabilité dans les pertes de près de 5 milliards d'euros qui ont touché la banque en 2008.

Les faits

En 2008, en pleine crise bancaire, on apprend que la Société Générale a perdu environ 5 milliards d'euros en raison de positions très risquées prises par l'un de ses traders, à l'insu de sa hiérarchie.

La banque française porte plainte contre son ancien employé et l'accuse d'avoir pris des "positions spéculatives hors normes" et d'avoir fait ce qu'il fallait pour éviter les contrôles de sa hiérarchie : mensonges, opérations fictives et faux en écritures...

En 2010, après avoir considéré que Jérôme Kerviel était seul responsable de ces pertes et n'avait aucun circonstance atténuante, le tribunal le condamne à cinq ans de prison dont trois fermes et 4,9 milliards d'euros de dommages et intérêts, une somme impossible à rembourser pour le trader maintenant sans travail et sans revenus.

Un appel qui n'attire pas les foules

Dès le début de ce procès en appel, le lundi 4 juin 2012, si les journalistes sont nombreux, le public, lui, se fait plutôt rare. Quant à Jérôme Kerviel, il est accompagné de son nouvel avocat, David Koubbi, et ses collaborateurs.

La présidente du tribunal interroge alors Jérôme Kerviel sur les termes du contrat qui le lie à la Société Générale et l'accusé reconnaît ne pas les avoir lus à l'époque.

Si Jérôme Kerviel reconnaît avoir perdu le sens des réalités, il n'accepte pas que ses responsables nient avoir eu connaissance de ses actes et les avoir cautionnés et il espère donc la relaxe, ce qui n'est pas gagné.

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