Excite

La crise persiste en Ukraine, le prix du pétrole continue de grimper

Les investisseurs s'inquiètent toujours des répercussions, sur le marché de l'énergie, des tensions autour de l'Ukraine et de la Crimée. Du coup, le baril de brut (light sweet crude) pour livraison dépasse les 105 dollars depuis plusieurs semaines sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

L’absence de résolution proche de la crise entre l'Ukraine et la Russie, grand exportateur mondial de pétrole et de gaz, « fait plonger les marchés boursiers car ils craignent les conséquences sur les économies européennes et mondiales. Mais elle fait bondir les prix sur les marchés de l'énergie car il y a beaucoup de pétrole et de gaz en jeu », remarque ainsi Carl Larry de Oil Outlloks and Opinion.

Selon l'Agence internationale de l'Énergie (AIE), la Russie était en 2012 le deuxième producteur mondial de brut, derrière l'Arabie Saoudite et devant les États-Unis, avec une production représentant 12,6% de l'offre mondiale. Carl Larry souligne donc : « Le monde ne peut pas se permettre de perdre les 4,8 millions de barils de brut par jour que la Russie exporte. Ni les 198 milliards de mètres cubes de gaz naturel qui alimentent l'Europe et l'Asie. L'Ukraine est la porte de sortie du gaz naturel vers l'Europe et c'est un sujet très sensible ».

De même, toujours en 2012, la Russie était le deuxième producteur mondial de gaz naturel, selon les données collectées par l'Agence américaine d'information sur l'Énergie (EIA). Cette année-là, 76% des exportations russes de gaz naturel ont été dirigées vers l'Europe, principalement vers l'Allemagne, la Turquie, l'Italie, la France et le Royaume-Uni.

En conclusion, reste à savoir si comme par le passé Moscou va utiliser l'énergie comme une arme diplomatique, en suspendant les exportations de gaz naturel et de pétrole, à l’Ukraine et aux autres pays concernés.

France - Excite Network Copyright ©1995 - 2019