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La croissance ralentie du secteur du luxe

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Longtemps champion de la croissance et de la rentabilité, le secteur du luxe a été affecté en 2014 par une baisse de régime en Asie et des achats de touristes ralentis en Europe. Les effets de change pèsent également sur les comptes.

Ainsi, le numéro un mondial LVMH a vu ses ventes plonger l’an dernier au Japon, gros marché du luxe, en raison d'un effet mécanique post-relèvement de la TVA dans ce pays. Plus largement, l'Asie, principale zone de développement pour le luxe depuis une décennie, se tasse. Maroquinerie, montres, bijoux, les riches Chinois, chouchous du luxe, achètent moins.

«Il y a toute une combinaison de facteurs qui pèsent sur le luxe en ce moment», relève Serge Carreira, spécialiste du luxe. D'une part, la demande locale en Europe est plus faible qu'auparavant. D'autre part, les achats des touristes japonais et russes ont chuté: les premiers sont pénalisés par le yen, les seconds voyagent moins en raison des tensions géopolitiques liées à la crise en Ukraine. Les groupes de luxe font donc les frais du ralentissement des flux de touristes en Europe et d'une demande locale molle.

Les effets de change sont également une vraie cause de tracas pour le secteur. Le britannique Burberry et les français Hermès et LVMH pâtissent tous de parités monétaires défavorables à leurs activités pour lesquelles les clientèles asiatique et américaine sont cruciales. Car l'euro et la livre se maintiennent à haut niveau face au dollar, au yen japonais et au yuan chinois faibles.

Le luxe reste, malgré ces contrariétés, un secteur en forme, mais celle-ci est moins olympique que précédemment et les marges sont sous pression cette année. Les groupes s'affichent, néanmoins, optimistes pour l'exercice. Hermès devrait franchir la barre des 4 milliards d'euros de ventes et LVMH celle des 30 milliards.

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