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La Grèce cobaye de l’Europe ?

«La Grèce a servi de cobaye», affirme le chef du principal parti d'opposition grec Syriza (gauche radicale) dans un entretien au quotidien allemand Süddeutsche Zeitung. Le politicien grec Alexis Tsipras poursuit sa diatribe : «Avec cette thérapie de choc imposée à la Grèce par ses créanciers, on a voulu tester ce qu'un peuple pouvait endurer».

Lorsque le premier plan d'aide à la Grèce a été adopté en 2010, «le déficit public de la Grèce atteignait 120% du Produit intérieur brut (PIB). Aujourd'hui il a grimpé à 175%», a-t-il souligné. «C'est absurde. Nous devions épargner afin de ne pas avoir besoin de nouveaux crédits mais les programmes d'économie n'ont fait que créer de nouveaux besoins de crédits», selon lui.

La Grèce a été placée en 2010 sous assistance financière de la Troïka Union Européenne - Banque Centrale Européenne - Fonds Monétaire International (UE-BCE-FMI) qui lui a accordé deux programmes de prêts d'un montant total de 240 milliards d'euros pour éviter la faillite. En échange, des mesures draconiennes d'économie qui pèsent lourdement sur le quotidien de la population lui ont été imposées.

Un mois après les élections européennes, Syriza est devenu le second parti de Grèce avec les 26,89% atteints lors des Européennes. Ce qui place la coalition de la gauche radicale en seconde position après le parti centre-droit de la Nouvelle Démocratie (29,66% des suffrages aux Européennes) dans un pays où le chômage culmine actuellement à 28%.

Depuis la forte percée de son parti aux élections grecques en 2012, Alexis Tsipras a vivement critiqué à plusieurs occasions la chancelière allemande Angela Merkel, accusée d'avoir privilégié la rigueur en Europe aux dépens des populations.

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