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La reprise se fait attendre en Italie

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Après trois années successives de récession, Rome devrait sortir du tunnel dans les prochains mois avec un rebond de 0,6% attendu en 2015 et de 1% en 2016. Reste que la crise a fait grimper le chômage au niveau record de 13,2%. Et même de 44% chez les jeunes de 18 à 25 ans.

Toutefois, le panorama de l’économie italienne est fait d’ombre et de lumière. La Péninsule est, après l’Allemagne, le second pays manufacturier d’Europe. Dans certains domaines, le luxe et l’habillement notamment, elle est au premier rang. Sa balance commerciale enregistre ainsi un excédent enviable de 28,2 milliards d’euros.

Rareté en Europe, le solde primaire de son budget (soit les recettes de l’Etat avant le paiement de la dette) est même excédentaire depuis dix-neuf ans. Mais les finances publiques continuent d’être plombées par la gigantesque dette de 2207 milliards d’euros (133,8% du Produit intérieur brut). Résultat: la fiscalité des personnes et des entreprises est l’une des plus élevées d’Europe. Une pression qui étouffe les entreprises qui, ne pouvant pas investir, tardent à prendre le train de la reprise.

Des particularités toutes nationales ont amplifié les effets des crises financières qui ont déstabilisé l’économie mondiale pour conduire à ce déclin. Tout d’abord l’instabilité politique: trois présidents du Conseil (successivement Monti, Letta et Renzi) en trois ans. L’évasion fiscale est un sport national et un Italien sur deux déclare gagner moins de 15 000 euros par an. Cela prive l’Etat de 180 milliards d’euros annuels. Autre particularité, la corruption qui coûte 60 milliards d’euros par an. Ainsi, 1 km de train à grande vitesse coûte 61 millions d’euros en Italie contre 10 millions en France ou en Espagne.

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