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Le Portugal autorisé à vendre 85 Miro pour renflouer ses caisses

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Saisie fin juillet par le gouvernement portugais, la direction générale du patrimoine s'est prononcée fin août contre un classement des 85 œuvres de l’artiste espagnol Miro qui appartiennent à l'Etat portugais depuis la nationalisation de la banque BPN en 2008. Cette décision de classement aurait rendu plus difficile la sortie des oeuvres du territoire et leur vente aux enchères.

Le sauvetage de la banque BPN finalement privatisée en 2011 ayant creusé un trou de 4 milliards d'euros dans les caisses de l'État, la vente des tableaux a pour objectif de juguler un tant soit peu la dette publique. De «diminuer le poids financier du renflouement de la banque BPN sur les contribuables», précise le gouvernement.

En février, les enchères avaient été reportées une première fois en raison de démêlés judiciaires à Lisbonne, alors que les milieux culturels et de l'opposition de gauche dénonçaient une «vente au rabais» du patrimoine du pays. Le secrétaire d'Etat à la Culture, Barreto Xavier, avait beau marteler sa vérité et «affirmer que les Miró sont propriété d'État relève de la mystification», les pétitions fleurirent pour les conserver. La vente avait été annulée après la décision fin avril du tribunal administratif de Lisbonne de bloquer la sortie du pays de la collection, dans le cadre d'une procédure en référé déclenchée par le ministère public «en défense du patrimoine culturel».

La maison d’enchères Christie's a estimé la valeur globale des 85 oeuvres de Miro à plus de 30 millions de livres (36,4 millions d'euros), présentant l'ensemble comme l'«une des plus vastes et impressionnantes collections de l'artiste jamais mises aux enchères».

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