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Les banquiers centraux assouplissent le ratio de levier

Les grands banquiers centraux se sont mis d'accord pour assouplir le périmètre de définition du ratio de levier, a annoncé le Comité de Bâle dans le cadre usuel de ses propositions de réglementation bancaire. Ce ratio est un des principaux critères financiers imposés aux banques en réponse à la crise.

Ces changements « ont été formulés pour surmonter les différences » qui existaient auparavant « au niveau des comptabilités nationales », a expliqué dans un communiqué le Comité, forum chargé d'élaborer les nouvelles règles prudentielles et qui regroupe banquiers centraux et régulateurs de 27 pays.

La réforme dite de Bâle III, lancée au lendemain de la crise financière de 2007 sous l'impulsion du FSB (Financial Stability Board) et du G20, vise à renforcer la capacité des banques à absorber des chocs, notamment en les contraignant à augmenter leurs fonds propres. Dans ce cadre, un ratio de levier avait été instauré. Il impose à chaque établissement de détenir à l'horizon 2018 des fonds propres représentant 3% de l'ensemble de ses actifs.

Les modifications introduites récemment par les régulateurs vont notamment permettre aux banques de comptabiliser leurs opérations de financement à court terme en prenant en compte leurs positions nettes et non plus brutes (processus financier complexe résumé par la formule anglaise de « netting »), ce qui devrait leur offrir plus de souplesse.

« Le Comité va continuer à surveiller les données des banques relatives au ratio de levier sur une base semestrielle pour évaluer si la calibration d'un ratio de levier minimum de 3% (Tier 1, soit les fonds propres durs) est appropriée », a-t-il précisé.

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