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Les fonds souverains affichent une santé insolente

Épargne réservée au paiement des retraites, réserves des banques centrales, revenus tirés de l'exploitation de ressources naturelles (pétrole, gaz, or, pierres précieuses, métaux rares): les fonds souverains ont des origines diverses mais partagent une santé insolente en cette période de crise.

Ainsi, l’an dernier, le montant des actifs détenus par des fonds souverains à travers le monde est passé de 4620 milliards de dollars à 5380 milliards de dollars, selon une étude du cabinet de conseil Preqin. Depuis 2007 que le cabinet britannique réalise son étude annuelle, jamais le volume des avoirs des Sovereign Wealth Funds (SWF) n'avait atteint un tel volume. Et jamais une telle croissance des actifs n'avait été constatée.

Cette hausse serait due à plusieurs facteurs. En premier lieu la hausse des prix des matières premières (hydrocarbures, métaux rares et précieux) qui ont permis de gonfler les enveloppes des pays détenteurs d'actifs via ces systèmes financiers. Mais cette augmentation est aussi liée à l'apparition de nouveaux fonds souverains dans des pays qui n'en avaient pas mis sur pied jusque-là. Diverses nations, notamment européennes, leur ont emboîté le pas des fonds souverains: France, Italie et l’État d'Australie-Occidentale par exemple ces derniers mois.

Au palmarès des plus importants fonds souverains, la Norvège conserve la première place avec 775,2 milliards de dollars, devant l'Abou Dhabi Investment Authority (627 milliards de dollars), la Compagnie d'investissement chinoise (575 milliards), l'Administration chinoise des devises, l'Autorité monétaire de Hong-Kong, la Koweit Investment Authority, la Temasek Holdings et le Fonds d'investissement du gouvernement de Singapour, le Fonds de sécurité sociale chinois et l'Autorité d'investissement du Qatar. Que du beau monde financier en définitive.

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