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L’Etat Français a-t-il laissé faire la fraude fiscale ?

Dans Rue89, un agent syndiqué témoigne de son désarroi, après 13 500 suppressions de postes depuis 2007 à la Direction générale des finances publiques (DGFIP). Conséquence inévitable, l’affaiblissement du contrôle fiscal qui assure en partie le rendement de l'impôt.

Officiellement, la chasse à la fraude fiscale est le grand dada de tous les gouvernements depuis une belle décennie. La crise aidant, la lutte contre les paradis fiscaux a repris du tonus dans les discours politiques. En juin 2011, le Forum mondial pour la transparence et l'échange d'informations notait cependant qu'il n'en était rien, malgré les efforts. Les paradis fiscaux ne disparaissent pas. Ils changent de nom et de liste.

Concernant la fraude fiscale de nos concitoyens, tous les gouvernements aiment à produire des statistiques encourageantes en matière de lutte contre la fraude. Les sommes contrôlées et, parfois, récupérées, s'élèveraient désormais en milliards. Il faut dire que la fraude fiscale se chiffrerait à plus de 40 milliards d'euros par an et que la seule fraude à la TVA couterait une douzaine de milliards d'euros par an.

La lutte contre la fraude fiscale est forcément un travail minutieux et de longue haleine. Elle demande du temps, de la formation, de la persévérance. Or la Révision Générale des Politiques Publiques a visé tout l'inverse: rechercher des économies budgétaires rapides. En d'autres termes, on a sapé tranquillement des services publics aussi essentiels que la collecte des impôts et les moyens consacrés à la fraude sont insuffisants. Comment donc réclamer davantage d'impôts si les moyens de contrôler sa collecte sont insuffisants ?

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