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L’Irlande ne veut plus des pièces de 1 et 2 centimes d’euro

Il s’agit d’un choix purement économique, puisque la valeur faciale des pièces de 1 centime est inférieure à leur coût de fabrication : selon le rapport du plan de paiement national irlandais, chaque pièce de 1 centime coûte en effet 1,65 centime à frapper. Une pièce de 2 centimes coûte quant à elle 1,94 centime à produire. A titre de comparaison, le coût de fabrication d’une pièce de 1 euro est estimé à 5 centimes.

La Commission européenne expliquait quant à elle déjà en 2014 réfléchir à la suppression de ces deux pièces, dont la mise en circulation est d’autant plus coûteuse, que «les particuliers les traitent comme des objets dénués de valeur et ne les réinjectent pas dans les circuits de paiement».

En cumulé, ces deux pièces ont coûté 1,6 milliard à la zone euro entre 2002 et 2015. Aucune surprise donc à ce que l’Irlande les abandonne surtout si l’on considère que ce pays frappait les cuivres trois fois plus que le reste de la zone euro.

Dans son communiqué de 2014, la Commission évoquait toutefois la crainte du grand public que la disparition des deux pièces rouges «ne soit source d’inflation». Pour l’éviter, une solution : arrondir. Ainsi les commerçants irlandais arrondiront les prix aux 5 centimes les plus proches (en dessous pour les centimes se terminant par 1-2-6-7 et au-dessus pour les 3-4-8-9), avec l’accord des acheteurs. Et ce, seulement pour le paiement en espèces puisque cartes et chèques resteront au centime près en Irlande.

Quoi qu’il en soit, ne vous débarrassez pas trop vite de vos pièces rouges, certaines valent jusqu’à mille fois leur valeur. Un centime finlandais de 2001 s’achète ainsi 10 euros et la même version, à Monaco, en vaut 100 pour les numismates.

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