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Le marché automobile français se porte mal

Le marché automobile français annonce des chiffres à la baisse encore une fois au mois de mars, la chute ne cesse pas. Les immatriculations de voitures neuves ont encore une fois baissé. 197 033 véhicules neufs particuliers ont été enregistrés soit plus de 20% de baisse par rapport à mars de l'année dernière.

On annonce en mars une chute des immatriculations de l'ordre de 23.5% de moins que l'année dernière. Le marché automobile français semble s’effondrer peu à peu. Si la prime à la casse avait permis de doper le marché en tout cas pour les constructeurs français, ce n'est plus le cas aujourd'hui. Cette baisse peut être due au contrecoup des commandes prises fin 2010 réalisées grâce à cette prime. Cependant, deux paramètres ne peuvent être ignorés, la crise, bien entendu, ainsi que la période préélectorale qui ne sont pas favorables au développement des ventes dans ce domaine comme pour d'autres.

Ces raisons s'ajoutant les unes aux autres sont une véritable menace surtout pour les constructeurs nationaux. Les groupes PSA Peugeot Citroën enregistrent une baisse de plus de 30% pour ce premier trimestre. Renault n'est pas en reste surtout à l'étranger. Le groupe PSA annonce des mesures de chômage partiel, en avril et en mai, avec un maintien des salaires à 95%. On peut espérer une petite relance chez Peugeot avec la sortie de la 308, puisque dans ces périodes de lancement d'un nouveau modèle, la société connait en règle générale une hausse, espérons que cette tendance se confirme une fois encore.

Les voitures étrangères semblent par contre avoir toujours la préférence des Français qui délaisseraient les véhicules de gamme économique française. Effectivement, on peut noter que Mercedes, le groupe Hyundai et BMW peuvent se vanter de belles performances. Ce premier trimestre n'est pas très différent des premiers trimestres avant la crise. Il semble donc que les constructeurs étrangers tirent leur épingle du jeu au détriment des autres.

Les différents segments du marché

Si l'on étudie le marché automobile français, segment par segment et marque par marque, les variations sont incontestables. Par exemple, sur le segment des utilitaires légers, les immatriculations ont baissé de 21,7% en brut, cependant les groupes français ont maintenu leur part de marché autour de 65%. C'est notamment grâce à Renault qui enregistre sur ce marché bien précis une augmentation de 5,1% d'immatriculation.

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