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Le marché fusion-acquisitions toujours à la baisse

Dans cette période de crise économique et financière sur le plan mondial, le marché fusion-acquisitions est toujours en berne. Il est difficile en effet de se lancer dans l'investissement lorsque la croissance économique n'est plus au rendez-vous et c'est malheureusement la situation de bons nombres d'entreprises aujourd'hui. Les grands groupes disposent de capitaux d'un montant qui n'a jamais atteint de tels records, mais ils n'investissent pas.

Les grands groupes mondiaux disposent toujours d'une trésorerie très importante, mais ils ne se décident toutefois pas à transformer ce capital en investissement. Leur activité sur le marché fusion-acquisitions est de manière globale en chute libre, d'après les dernières données qui ont été transmises par Ernst & Young ainsi que Thomson Reuters ces derniers jours, rien d'étonnant dans ce contexte de la crise économique. De plus, on notera que lorsque des transactions ont finalement lieu, elles sont une fois sur deux payées en actions au lieu de l'être en cash. Si l'on considère le nombre de transactions dans le monde, celles-ci ont baissé de 26 % durant le premier trimestre 2012.

Pourtant quelques transactions importantes ont été faites dans le secteur des mines et des matières premières. On peut notamment évoquer le rapprochement de Glencore et Xstrata en Suisse. C'est de toute façon ce secteur qui a concentré pratiquement le quart des opérations ayant été réalisées en valeur durant ces trois premiers mois de l'année. Pourtant ça reste largement insuffisant pour que ce marché reprenne du dynamisme et la frilosité face au climat économique très perturbé reste de mise de manière constante. On peut noter qu'après le secteur des mines et matières premières suivent le secteur de l'immobilier et dans les mêmes proportions, celui des biens de consommation.

En Europe, la chute est de 3 % et c'est ainsi qu'elle a atteint son niveau le plus bas depuis le deuxième trimestre de l'année 2009. La France étant particulièrement touchée à ce niveau, en effet les opérations auraient chuté de 43 % en nombre et de 63 % en valeur. L'opération la plus importante en France est l'acquisition de la société Silic de Groupama par la société Icade qui est une filiale de la Caisse des Dépôts et consignation.

La sitiation en Asie et aux Etats-Unis

Si en Allemagne, les opérations ont augmenté de 125 % en valeur, la plus importante des opérations risque d'être l'acquisition du groupe allemand LBBW Imobilien qui est convoité par les fonds de Suède. Le marché fusion-acquisitions aux États-Unis est en baisse très nette avec un recul de 60 % en valeur d'après les conclusions de Thomson Reuters. Quant à l'Asie Pacifique et à la Chine en particulier, la baisse serait de 39%, cette fois en nombre d'opérations.

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