Excite

Possible démission de Berlusconi : les bourses vont mieux

Ces derniers jours, on parlait presque davantage des problèmes de l'Italie que de ceux de la Grèce qui étaient le principal sujet de préoccupation la semaine passée. La raison ? L'Italie n'est plus considérée comme un pays fiable, ses taux d'intérêts augmentent, et son gouvernement n'inspire plus confiance.

Lundi, en fin de matinée, alors que les réseaux sociaux faisaient part d'une possible démission du premier ministre, Silvio Berlusconi, les bourses sont retournées dans le positif. Mais en fin de journée, après que ce dernier ait nié les rumeurs, les cours ont recommencé à chuter.

Seulement voilà, hier, Berlusconi n'avait même plus la majorité au sein de son gouvernement, raison pour laquelle il envisage désormais sérieusement la possibilité de démissionner, une fois que la loi de stabilité sera passée. Résultat, le Cac 40 est en hausse de 0.85%, Milan et Francfort bondissent de près de 1.4%, à Wall Street le Nasdaq et le Dow Jones suivent le mouvement, et à Tokyo la bourse affiche également une clôture en hausse de 1.15%.

L'euro reste toujours affecté par la lenteur des négociations destinées à former un gouvernement d'unité nationale en Grèce, mais un vent nouveau souffle sur l'Italie depuis que le cavaliere a décidé de quitter le poste auquel il semblait enraciné depuis des années. L'adoption au parlement des mesures promises à l'Union Européenne, destinées à éviter une propagation de la crise de la dette sera sa dernière action en tant que premier ministre.

Il faut rappeler que l'Italie a subit les foudres des investisseurs, surtout sur le marché des obligations. L'endettement du pays et surtout le laxisme avec lequel il était géré donnaient même des signaux plutôt négatifs, pouvant porter à croire que l'Italie suivrait la Grèce d'ici peu. Bien sûr il reste des incertitudes sur le futur gouvernement italien, mais au moins l'Italie et l'Europe n'auront plus à avoir à faire à ce mégalomane.

France - Excite Network Copyright ©1995 - 2019