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Préparer sa retraite à l’étranger : quelles démarches ?

On peut vouloir s’installer dans un pays étranger pour y passer sa retraite. Que le pays choisi soit Etat membre de l’Union européenne ou non, avant de quitter la France, il est fondamental d’effectuer les démarches qui permettront au retraité de percevoir sa pension, d’être en conformité avec les impôts, et de profiter d’une bonne couverture santé. Comment bien préparer sa retraite à l’étranger ?

Au moment de préparer sa retraite à l’étranger, il faut commencer par savoir si le pays d’adoption a signé une convention de Sécurité Sociale avec la France. Si c’est le cas, l’intéressé doit déposer une demande de retraite auprès de l’organisme de vieillesse du nouveau lieu de résidence qui se charge d’envoyer à la caisse française les formulaires de liaison réglementaire. Si le pays choisi n’a signé aucune convention de Sécurité Sociale avec l’Hexagone, la demande de retraite doit être adressée par le bénéficiaire à la caisse française à laquelle il a cotisé au moment de sa mise à la retraite.

En revanche, le minimum vieillesse cesse d’être versé au bénéficiaire dès lors que celui-ci s’installe définitivement dans un pays étranger, cette allocation n’étant accordée qu’aux séniors résidant sur le territoire national.

Retraite du combattant, pension civile de fonctionnaire ou encore pension militaire peuvent être payées par la comptabilité de l’Ambassade de France à l’étranger ou par le consulat. Quant aux autres retraites, elles sont – dans la majorité des pays - directement payées au bénéficiaire par mandat international ou virement bancaire. Lorsque le pays n’accepte pas ce mode de versement de la pension, le retraité doit demander au consulat d’établir un certificat de vie. Celui-ci peut être obtenu auprès de la caisse de retraite dont le sénior dépend. Pour plus d’informations, et pour bien préparer sa retraite à l’étranger, mieux vaut se connecter sur diplomatie.gouv.fr, le site du Ministère des Affaires étrangères.

La question des impôts n’est pas à négliger non plus. Si le retraité réside en France plus de 183 jours par an ou si c’est en France que se situent ses intérêts économiques, il continuera à s’acquitter de ses impôts en France. Un prélèvement à la source peut être effectué. Dans les autres cas, tout dépend de la convention fiscale mise en place entre la France et le nouveau pays de résidence. A défaut de convention, le retraité paie une double imposition, à savoir : des impôts en France et des impôts dans le pays d’adoption. Il faut en tout cas savoir que si le retraité ne relève plus de la fiscalité française, il ne devra plus s’acquitter de certains prélèvements sociaux, et en particulier de la CRDS ni de la CSG.

La couverture Santé à l’étranger

Là encore, pour préparer sa retraite à l’étranger, il est vivement conseillé de se pencher sur la question de la couverture Santé. A défaut d’accord entre le nouveau pays de résidence et la France, et notamment pour certains pays hors Union européenne, une cotisation doit être versée par le retraité à la caisse des Français de l’étranger. Il peut s’agir d’une cotisation fixe ou d’un pourcentage calculé sur le montant de la pension.

En Suisse et dans les pays de l’Union européenne, il existe une couverture santé dont peuvent bénéficier les retraités venus de France. Toutefois, toutes n’offrant pas les mêmes garanties, il peut être utile d’opter pour une assurance privée.

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