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Un accord fiscal entre la Suisse et la Grèce

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L'accord fiscal entre la Suisse et la Grèce a enfin été finalisé, au grand soulagement du ministre grec en charge de la lutte contre la corruption Panagiotis Nikoloudis. Le gouvernement d'Alexis Tsipras a fait voter l'accord fin juillet au parlement grec.

«Je suis fier de cet accord» a déclaré Panagiotis Nikoloudis, ancien procureur chargé de la délinquance financière en Grèce. C'est notamment lui qui a négocié le projet d'accord fiscal avec Berne, avec aussi l'ex-ministre des finances Yanis Varoufakis.

Athènes propose une amnistie fiscale pour favoriser le rapatriement de l'argent que des Grecs ont déposé en Suisse. L’'accord «fixe les conditions dans lesquelles les Grecs détenteurs de comptes bancaires en Suisse pourront, dès cette année, se déclarer volontairement et régulariser leurs avoirs auprès du fisc hellénique», explique M. Nikoloudis. «S'ils le font, ils devront s'acquitter d'une taxe de 21% sur le capital jusque-là non déclaré, au lieu des 20% prévus en Grèce, soit une pénalité marginale. S'ils ne le font pas dans les délais, cette taxe montera jusqu’à 40%», détaille le ministre.

«Cette proposition permet d'anticiper la mise en œuvre par la Suisse, à partir de 2018, de l'échange automatique d'informations fiscales. Les détenteurs grecs de capitaux pourront laisser leurs avoirs dans les banques helvétiques. Nous sommes réalistes: la régularisation volontaire exige une incitation forte», estime-t-il.

Ce projet d'accord «prouve que nous sommes à la fois pragmatiques et résolus à augmenter nos recettes pour remettre en ordre nos finances publiques», affirme celui qui est devenu, à 65 ans, le premier membre du gouvernement en charge de la lutte contre la corruption.

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